RESOLUTION DE L'AMS 33.32
La Trente-Troisième Assemblée
Mondiale de la Santé,
Rappelant les résolutions WHA.43
et WHA31.47 qui, en particulier, réaffirment que l'allaitement
est le moyen idéal d'assurer le développement
physique et psycho-social harmonieux de l'enfant, que les gouvernements
et le Directeur Général doivent agir de toute
urgence pour intensifier les activités destinées
à promouvoir l'allaitement et à élaborer
des mesures liées à la préparation et à
l'emploi d'aliments de sevrage à base de prdoutis locaux,
et qu'il est nécessaire de toute urgence que les pays
revoient les activités concernant la promotion des ventes
d'aliemnts pour nourrissons et adoptent des mesures correctives
appropriées, y compris des codes et des textes régissant
la publicité, et qu'ils prennent des mesures appropriés,
y compris des codes et des textes régissant la publicité,
et qu'ils prennent des mesures appropriées de protection
sociale pour les mères qui travaillent en dehors de chez
elles pendant la période d'allaitement;
Rappelant d'autre part les résolutions
WHA31.55 et WHA32.42 qui insistent sur la santé maternelle
et infantile en tant qu'élément essentiel des
soins de santé primaires, capital pour instaurer la santé
pour touts d'ici l'an 2000;
Reconnaissant qu'il existe une corrélation
étroite entre l'alimenttion du nourrisson et du jeune
enfant et le développement économique et social
et qu'il est nécessaire que les gouvernements agissente
de toute urgence pour promouvoir la santé et la nutrition
des nourrissons, des jeunes enfants et des mères, notamment
par des mesures d'éducation, de formation et d'information
dans ce domaine ;
Notant qu'une réunion conjointe OMS/UNICEF
sur l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant s'est tenue
du 9 au 12 Octobre 1979 avec la participation de représentants
des gouvernements, d'organisations du sytème des Nations-Unies
et d'institutions techniques, d'organisations non gouvernementales
oeuvrant dans ce domaine et de l'industrie des aliments pour
nourrissons, ainsi que d'autres scientifiques des disciplines
concernées ;
1. FAIT SIENNES dans leur totalité
la déclaration et les recommandations de la réunion
conjointe OMS/UNICEF qui concernent notamment les mesures
susceptibles d'encourager et de faciliter l'allaitement ; la
promotion et le soutien de pratiques de sevrage appropriées
; le renforcement de l'éducation, de la formation et
de l'information ; la promotion de la situation sanitaire et
sociale des femmes au regard de l'alimentation du nourrisson
et du jeune enfant ; et la commercialisation et la distribution
appropriées des substituts du lait maternel. Cette déclaration
et ces recommandations mettent aussi en évidence la responsabilité
dans ce domaine des services de santé, du personnel sanitaire,
des autorités nationales, des organisations féminines
et d'autres organisations non gouvernementales, des institutions
des Nations Unies, ainsi que de l'industrie des aliments pour
nourrissons, et elles soulignent l'importance pour les pays
d'avoir une politiques alimentaire et nutritionnelle cohérente
et la nécessité pour la femme enceinte et celle
qui allaite de pouvoir se nourrir de façon adéquate
; la réunion conjointe a recommandé en outre ce
qui suit : "Il faut définir un code international
de commercialisation des préparations pour nourrissons
et autres produits utilisés comme substituts du lait
maternel. Ce code doit bénéficier de l'appui des
pays exportateurs et importateurs et il doit être respecté
par tous les fabricants. l'OMS et l'UNICEF sont priés
d'organiser le processus de préparation d'un tel code,
avec la participation de toutes les parties intéressées,
en vue d'aboutir le plus tôt possible." ;
2. RECONNAIT l'importance des travaux déjà
effectués par l'Organisation Mondiale de la Santé
et par l'UNICEF en vue de mettre en oeuvre ces recommandations,
ainsi que des travaux préparatoires pour la formulation
d'un projet de code international de commercialisation des substituts
du lait maternel ;
3. DEMANDE instamment aux pays qui ne l'auraient
pas encore fait de considérer et de mettre en application
les résolutions WHA27.43 et WHA32.42;
4. DEMANDE instamment aux organisations
féminines d'organiser de vastes campagnes de diffusion
d'informations pour encourager l'allaitement et l'hygiène
;
5. PRIE le Directeur Général
:
(1) de coopérer avec les
Etats Membres qui en feront la demande pour contrôler
ou faire contrôler la qualité des aliments pour
nourrissons tout au long de leur fabrication dans le pays concerné
ainsi que lors de leur importation et de leur commercialisation
;
(2) de promouvoir l'échange d'informations
sur la législation, la réglementation et d'autres
mesures relatives à la commercialisation des substituts
du lait maternel;
6. PRIE en outre le Directeur Général
d'intensifier ses activités en vue de promouvoir l'application
des recommandations de la réunion conjointe OMS/UNICEF
et, notamment :
(1) de poursuivre les efforts entrepris
pour promouvoir l'allaitement et des pratiques judicieuses en
matière d'alimentation de complément et de sevrage,
condition indispensable d'une croissance et d'un développement
sains de l'enfant ;
(2) d'intensifier la coordination avec
d'autres institutions internationales et bilatérales
pour mobiliser les ressources nécessaires à
la promotion et au soutien d'activités liées
à la préparation d'aliments de sevrage à
base de produits locaux dans les pays qui ont besoin d'un
tel soutien, ainsi que de recueillir et de diffuser des informations
sur les méthodes d'alimentation de complément
et les pratiques de sevrage appliquées avec succès
dans différents contextes culturels ;
(3) de développer les activités
d'éducation pour la santé, de formaton et d'information
en ce qui concerne l'alimentation du nourrisson et du jeune
enfant, notamment en faisant préparer des manuels de
formation et autres à l'intention des agents de soins
de santé primaires dans différentes pays et
régions;
(4) d'élaborer un code international
de commercialisation des substituts du lait maternel en consultation
étroite avec les Etats Membres ainsi qu'avec toutes
les autres paties concernées y compris les experts
scientifiques et autres dont la collaboration serait jugées
nécessaire, en tenant compte de ce qui suit :
(a) la commercialisation des
substituts du lait maternel et des aliments de sevrage
doit être vue dans le cadre de l'ensemble des problèmes
de l'aliment du nourrissons et du jeune enfant ;
(b) le but du code doit être de
contribuer à assurer une alimentation adéquate
et sans danger aux nourrissons et aux jeunes enfants, et
en particulier de promouvoir l'allaitement et d'assurer,
à partir d'une information suffisante, l'utilisation
correcte des substituts du lait maternel, si cela s'avère
nécessaire ;
(c) le code doit être fondé
sur les connaissances existantes en matière de nutrition
infantile ;
(d) le code doit être régi
notamment par les principes suivants :
(i) la production, le stockage
et la distribution des produits d'alimenation pour nourrissons,
ains que la publicité en faveur de ces produits,
doivent faire l'objet d'une législation ou d'une
réglementation nationale ou d'autres mesures appropriées
selon le pays concerné ;
(ii) l'information sur l'alimentation
du nourrisson doit être assurée par le système
de santé du pays où le produit est consommé
;
(iii) les préparations doivent
être conformes aux normes internationales de qualité
et de conditionnement, notamment aux normes établies
par la Commission du Codex Alimentarius, et l'étiquette
doit informer clairement le public de la supériorité
de l'allaitement;
(5) de soumettre le code pour examen au Conseil
Exécutif à sa soixante-septième session,
en vue de sa transmission avec les recommandations du Conseil
à la trente-quatrième Assemblée Monsidale
de la Santé, avec des propositions concernant sa promotion
et son application soit sous la forme d'un réglement
au sens des articles 21 et 22 de la Constitution de l'Organisation
Mondiale de la Santé, soit sous la forme d'une recommandation
au sens de l'article 23, en indiquant les conséquences
juridiques et autres de chacune de ces deux solutions ;
(6) de passer en revue la législation
en vigueur dans différents pays qui permet et favorise
l'allaitement, notamment par la mère au travail, et
de renforcer l'aptitude de l'Organisation à collaborer
à la mise au point d'une telle législation quand
un pays le lui demande ;
(7) de soumettre à la trente-quatrième
Asemblée Mondiale de la Santé, en 1981, et ensuite
les années paires, un rapport sur les mesures prises
par l'OMS pour promouvoir l'allaitement et améliorer
l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant, en même
temps qu'une évaluation de l'effet de toutes les mesures
prises par l'OMS et par ses Etats Membres.
Mai 1980 |